ENDACACID

 

 PROJET D’ALLOCUTION
DE MONSIEUR ALIOUNE SARR

MINISTRE  DU COMMERCE,
DE L’ENTREPRENEURIAT ET DU SECTEUR INFORMEL

 


Monsieur le Secrétaire Exécutif du Comité National des Négociations commerciales  Internationales ;

Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations Patronales du Sénégal ;

Mesdames et Messieurs les Directeurs Généraux, Directeurs et Chefs de Service nationaux ;

Mesdames et  Messieurs les membres du Comité National des Négociations commerciales  Internationales ;

Mesdames et Messieurs les Participants ;

Chers Invités ;

 

Mesdames et Messieurs. 
Je me réjouis de présider ce matin, la cérémonie d’ouverture  de l’atelier de restitution des résultats de la 9èmeConférence Ministérielle de l’OMC qui s’est tenue du 03 au 06 décembre 2013 à Bali en Indonésie. 

L’atelier qui entre dans le cadre des activités régulières du Comité National des Négociations Commerciales Internationales (CNNCI), vise à partager les conclusions de la dernière Conférence des Ministres en charge du Commerce de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) afin de dégager une feuille de route pour notre pays. 


Mesdames et Messieurs
,

Comme vous le savez, les pays membres de l’OMC viennent d’adopter, après plusieurs années de blocage, des décisions historiques dans le cadre des négociations commerciales multilatérales. 

En effet, la Déclaration de Bali  marque un tournant décisif dans les relations commerciales internationales car elle constitue un pas important vers la réalisation du vaste programme de libéralisation des échanges commerciaux, lancé en 2001 à Doha au Qatar et remet en scelle la machine du système commercial multilatéral restée en panne depuis plus d’une décennie. 

A cet égard, il convient de rappeler qu’en janvier 2013, en marge du Forum économique de Davos, en Suisse, les Ministres du Commerce des principales puissances économiques mondiales membresde l’OMC s’étaient  entendus sur un paquet de propositions pouvant faire l’objet d’un accord à Bali. 

 Ils se sont en outre entendus sur des questions qui devraient être intégrées dans un agenda post-Bali, sur lesquelles des discussions pourraient s’ouvrir dès 2013 pour être conclues en 2014. 

Ainsi, la Conférence ministérielle de Bali avait pour objet de trouver une issue favorable aux discussions entamées depuis plusieurs mois à Genève afin de dégager un compromis qui répondrait aux objectifs du cycle de Doha dont l’aspect développement occupe une place centrale.

 

Mesdames et Messieurs,

  • l’agriculture avec un engagement à mieux encadrer la détention de stocks publics par les pays membres à des fins de sécurité alimentaire ; les subventions à l’exportation  qui faussent le commerce ; l’administration des contingents tarifaires pour les produits agricoles ;         
  • le volet développement, avec un traitement spécial et différencié accordé aux PMA ;
  • la facilitation des échanges qui ambitionne de réduire la bureaucratie aux frontières.

Toutefois, il y a lieu de noter que le paquet de Bali ne porte que sur 10% du commerce mondial avec un impact de 960 milliards de dollars US sur l’activité économique globale.

Vous conviendrez avec moi que l’on est loin du compte si l’on se réfère aux objectifs ambitieux que les membres de l’OMC se sont fixés dans le Programme de Doha pour le développement de (PDD).

Ceci m’amène à aborder le mandat donné à Bali au Comité des négociations commerciales de l’OMC d’élaborer le programme de travail post Bali.

Sur ce point, je voudrais rappeler que des questions importantes restent en suspens dont notamment la réduction des tarifs des produits agricoles et industriels par les pays développés et les pays émergents, la mise en œuvre effective du paquet PMA, le dossier coton, etc.

A cet égard, je lance un appel à nos négociateurs pour qu’une attention particulière soit accordée  à l’élaboration du programme de travail post Bali  pour que nos positions et préoccupations soient effectivement prises en compte.

Dans cette perspective, je rappelle les préoccupations essentielles de  notre pays.

Concernant les négociations agricoles, le Sénégal souhaite la suppression de toutes les formes de subvention à l’exportation dans les meilleurs délais ; la possibilité comme dans l’Accord sur les sauvegardes d’avoir recours à des restrictions quantitatives pour protéger les produits périssables et saisonniers.

En ce qui concerne les produits industriels, tout en se félicitant  de la décision prise d’exempter les PMA de toute réduction tarifaire, notre pays souhaite la mise en œuvre effective de l’engagement pris  à Doha en faveur d’un accès aux marchés en franchise de droits et sans quota pour les produits des PMA et qu’il est important de le réaliser le plus tôt possible dans ces négociations ;la simplification et l’harmonisation des règles d’origine ; le renforcement des capacités de production et d’offre. 

Sur le commerce des services, le Sénégal souhaite une libéralisation qui inclut les secteurs qui intéressent les pays africains en particulier par le biais du mode 4 ; 

Une attention particulière devrait être accordée aux droits des membres de réglementer le commerce des services et de libéraliser les secteurs selon leurs objectifs de politique nationale.

 

Mesdames, Messieurs les membres du Comité national des négociations commerciales internationales,

Je vous exhorte, au terme de vos travaux, à prendre les mesures idoines pour  élaborer une feuille de route afin de permettre aux négociateurs  et aux décideurs politiques d’être mieux à même de défendre nos intérêts dans les négociations post Bali.

C’est sur cet appel, que je déclare ouverts les travaux de l’atelier de restitution des résultats de la 9èmeConférence Ministérielle de l’OMC.

 

Je vous remercie de votre attention

 

 

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