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En participant de manière plus effective à la production mondiale de biens et services, l’Afrique peut transformer son économie et réaliser une percée en termes de développement, selon les Perspectives économiques en Afrique, publié le 19 mai, lors des Réunions annuelles  du Groupe de la Banque africaine de développement. 


Sous la Thématique « Chaînes de valeur mondiales et industrialisation de l’Afrique le rapport de 2014 – fruit d’un effort conjoint de la Banque africaine de développement (BAD), du Centre du développement  de l’OCDE et du Programme des Nations-Unies pour le développement (PNUD) – précise en quoi l’engagement de l’Afrique dans l’économie mondiale peut favoriser l’industrialisation.

Croissante de l’économie africaine

La  croissance devrait s’accélérer sur le continent et passer à 4,8 pourcent  en 2014 puis à 5-6 pourcent en 2015, une performance meilleure que celle des nations à revenu intermédiaire, selon le rapport.

La croissance économique de l’Afrique s’est plus largement étendue, précise le rapport, stimulée par la demande intérieure, les infrastructures et la hausse des échanges de biens manufacturés à l’échelle continentale.

« Afin de soutenir la croissance économique et de s’assurer qu’elle crée des opportunités pour tous, les pays africains doivent continuer à reconstruire des amortisseurs de chocs et mettre en œuvre une macro-gestion prudente. Tout relâchement dans la macro-gestion nuira la croissance économique future, » a déclaré Mthuli Ncube, Economiste en Chef et Vice-président de la Banque africaine de développement.

La participation aux chaînes de valeur, essentielle pour une croissance soutenue

Dans son discours prononcé lors du lancement du Rapport, Pascal Lamy, ancien Directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) a noté que les pays africains ont la capacité de brûler plusieurs étapes pour s’intégrer dans une chaîne de valeur, sans même attendre que tous les autres maillons de la chaîne soient en place.

En participant à une chaîne de valeur, a-t-il soutenu, pays et entreprises peuvent acquérir de nouvelles capacités qui permettent leur  mise à niveau.


Les experts mettent souvent l’accent sur le fait que les réseaux de production mondiaux offrent des opportunités d’intégration significatives à travers la spécialisation dans des tâches spécifiques. Par exemple, le commerce des tâches offre une fenêtre d’opportunité pour l’industrialisation des pays africains.


Lamy a toutefois prévenu que les pays africains devront être préparés à affronter les problèmes qui émergent dans le commerce mondial – les barrières non tarifaires en particulier, s’ils veulent faciliter le développement de chaînes de valeur mondiales.


« Il faut prendre en considération ces changements dans les politiques commerciales », a-t-il dit, soulignant que les barrières commerciales liées aux BNT ne peuvent plus se résoudre par des accords commerciaux préférentiels.


Prenant la parole, le Directeur du Centre de développement de l’OCDE, Mario Pezzini, a mis l’accent sur ce défi, qui se pose à la plupart des économies africaines : veiller à ce qu’une insertion plus grande dans les chaînes de valeur mondiales soit réussie, et qu’elle ait un impact positif sur la vie des gens.


Certains observateurs notent cependant qu’en général, la plupart des PMA qui ont réussi à s’intégrer dans une chaîne de valeur donnée sont restés au bas de l’échelle. On ne discerne pas clairement, à ce stade, quelles trajectoires de modernisation/valorisation existent pour ces pays et comment ils peuvent se doter d’avantages comparatifs face à la concurrence mondiale.


Source :Banque africaine de développement ; Reuters Africa's average economic growth to rise to 4.8 pct in 2014 -AfDB, 19 mai 2014. 

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