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En créant une politique industrielle, l’Afrique pourrait maintenir la dynamique de croissance actuelle et remédier aux défaillances du marché, selon un nouveau rapport lancé conjointement par l’Union africaine et la Commission économique des Nations-Unies pour l’Afrique (CEA) à Addis Abéba, le 12 mai. Intitulé « Politique industrielle de l’Afrique », le rapport souligne l’importance socioéconomique de l’industrialisation et met l’accent sur la nécessité d’une politique industrielle.
« L’impératif commun sous-jacent est que le soutien de l’Etat est essentiel pour remédier aux défaillances du marché et institutionnaliser la politique industrielle au plus haut niveau du gouvernement, afin que cela devienne partie intégrante du mécanisme régulier de décision et de contrôle » a déclaré Abdalia Hamdok, Secrétaire exécutif adjoint de la CEA dans son discours d’ouverture.

Les efforts d’industrialisation en Afrique ont eu des résultats limités et ceci est attribué en partie à l’absence de politique industrielle continentale cohérente qui pourrait galvaniser les initiatives sectorielles publiques et privées en vue de résultats durables.  

Le rapport décrit donc des interventions de politique industrielle pertinentes et souligne la nécessité de contributions plus importantes du secteur privé dans les « outils [traditionnels]  de politique industrielle, allant des crédits d’impôt et des subventions à l’exportation  à des zones franches industrielles » pour stimuler une croissance inclusive sur le continent.
Il met également l’accent sur la nécessité d’une coordination des politiques de haut niveau, ainsi que de la poursuite du dialogue entre l’Etat et le secteur privé pour une politique industrielle efficace.

Concernant le commerce africain, le rapport reconnait que « les facteurs clés qui contraignent le commerce en Afrique comprennent l’étroitesse de sa base de production et d’exportation, dominée par les matières premières, des coûts commerciaux très élevés et des obstacles tarifaires et non-tarifaires au commerce intra-africain, ainsi que l’accès aux marchés internationaux. »

Le rapport suggère « un élargissement de la base de production et d’exportation, la prise en compte du manque d’infrastructures, des lacunes en matières de compétences, du faible accès au crédit, et la réduction des coûts commerciaux en Afrique » comme éléments essentiels pour améliorer le commerce sur le continent ; il met également l’accent sur la nécessité pour les pays africain de tirer profit des résultats de Bali pour « rendre irréversibles et mettre en œuvre des réformes cruciales afin de faciliter le commerce international. »

Le rapport souligne en outre la nécessité d’une diversification du marché et d’une transformation structurelle à travers une industrialisation qui garantisse que la croissance actuelle en Afrique soit suffisamment inclusive et se traduise par la  création d’emplois et la satisfaction des besoins de base.


La croissance en Afrique fait l’objet d’un débat mondial. Alors qu’elle est une des plus rapides au monde, celle-ci est essentiellement stimulée par les matières extractives qui biaisent les avantages économiques. L’accroissement des inégalités a remis cette croissance en question. On estime qu’une politique industrielle est une panacée pour une transformation institutionnelle qui peut combler les écarts de revenu à travers la création d’emplois, la diversification du marché et l’inclusivité.


Sources: 
UNECA, New Economic Report reveals promise of Africa’s Industrialization, 12/05/2014; Allafrica, New Economic Report Reveals Promise of Africa's Industrialization, 02/05/2014; Tralac, The Economic Report on Africa 2014 – Getting the institutional framework for industrialisation right, 14/05/2014; BuzinessDay, Dynamic industrial policy for Africa’s transformation, 16/05/2014 

 

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