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Jusqu’au dernier moment, Roberto Azevedo, le directeur général de l’OMC a tenté de débloquer la situation. En vain En savoir L’Inde a bloqué in extremis un accord sur un texte scellé à Bali fin 2013.John Kerry à Delhi n’a pas réussi à faire fléchir le Premier ministre.

L’accord devait être conclu sans surprise. Un veto de l’Inde posé à la surprise générale peu de temps avant la date butoir a conduit à un échec, le consensus n’étant plus possible.

Concrètement, les membres de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) avaient jusqu’au 31 juillet pour adopter un texte scellé à Bali lors de la dernière conférence ministérielle en décembre 2013. Cet accord dit de « facilitation » était censé standardiser et simplifier les procédures douanières. New Delhi aurait accepté de le signer à condition que des progrès soient faits sur un autre texte qui lui donnerait plus de latitude pour subventionner les céréales. Quelques heures avant que le couperet ne tombe, Roberto Azevedo, le directeur général a tenté, avec les coordinateurs des groupes régionaux de débloquer la situation, en vain. , a regretté le directeur général de l’OMC. Roberto Azevedo a, toutefois, instamment prié les membres de l’OMC de « réfléchir longuement et sérieusement aux répercussions de ce revers ».

La portée de cet accord était hautement symbolique, car il était présenté comme le premier d’importance conclu dans le cadre de l’OMC depuis sa création en 1995. Il a renvoyé les membres auprès de leurs chancelleries, les invitant à réfléchir à de nouvelles solutions.

L’attitude de l’Inde en a surpris plus d’un. A commencer par le secrétaire d’Etat américain John Kerry qui effectuait sa première visite en terre indienne et a fait part de ses regrets lors d’une entrevue avec le Premier ministre Narendra Modi. « Le refus de signer l’accord de facilitation du commerce envoie un signal troublant et nuit à l’image même que le Premier ministre Modi tente de donner de l’Inde », a dit un responsable du département d’Etat rendant compte de la rencontre entre les deux hommes.

John Kerry n’a pas été le seul à déplorer cet échec. De façon générale, l’Union européenne, les autres pays occidentaux dont la Suisse ainsi que beaucoup de pays en développement ont regretté le durcissement de la position de l’Inde. En Australie, le ministre du Commerce, Andrew Robb, a fait part de la « profonde déception » de son pays. « Certains y voient le coup de grâce pour Doha et poussent en faveur d’une réforme plurilatérale, qui laissera sur le côté ceux qui ne veulent pas suivre », a déclaré un responsable australien ayant participé aux discussions.

« Je suis d’accord avec le directeur général pour dire que cette action a placé l’OMC dans une situation très incertaine », a pour sa part déclaré Michael Punke, le représentant des Etats-Unis à l’OMC.

Roberto Azevedo va passer une partie du mois d’août à essayer de trouver une nouvelle base de dialogue. « Je vais rendre visite aux membres afin d’écouter leurs points de vue, d’évaluer leur position et de voir ensemble quelle voie nous pourrions emprunter. » Avant une nouvelle rencontre prévue en septembre

 https://twitter.com/endacacid/status/496276186058981376


Source http://www.lesechos.fr/monde/asie-pacifique/0203682767863-lomc-prise-en-otage-par-linde-1030002.php?3v7fJ8FEq5zIh3Hq.99

 

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