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Les 20% de tarif extérieur commun appliqués dans la zone de l’Union économique monétaire ouest africaine (Uemoa) sont tout simplement désastreux. C’est le constat de l’économiste chercheur, Demba Moussa Dembélé, président de l’Africaine de recherche et de coopération pour l’appui au développement endogène (Arcade)

«Le tarif extérieur commun de 20% appliqué à l’Union économique monétaire ouest africaine, par l’Union européenne ne peut nullement protéger les économies de ces pays. Car, il est relativement faible. Par conséquent, il ne peut booster la croissance attendue», estime Demba Moussa Dembélé, économiste chercheur, par ailleurs président de l’Africaine de recherche et de coopération pour l’appui au développement endogène (Arcade). A l’en croire, «on aurait dû le porter entre 40 et 50% pour protéger nos industries moins compétitives, faute de moyens logistiques et techniques adéquates à même de s’adapter aux normes internationaux».  
 
Pour preuve, il soutient que «si le tissu industriel du Sénégal est en lambeau, c’est parce que nos marchés sont inondés par les produits venant d’Europe, lesquels ne subissent aucune enfreinte des 20% ». Estimant être biaisé par les clauses de la politique commerciale européenne, l’économiste explique que si «nous en sommes arrivé à ce fait, c’est parce que lors, de la signature des accords ces occidentaux produisent des rapports colossaux, présentent quelques 700 à 800 experts pour défendre leurs intérêts, soit chacun un paragraphe ou une page et au même moment les africains défendent leur avenir par deux ou trois éléments. Conséquence : drible de jeu», s’est-il désolé. 
 
Selon M. Dembélé, «il faut que les décideurs africains arrêtent de jouer avec les intérêts nationaux, à savoir le bradage des terres, des pêches entre autres. Car, il y va de l’avenir de nos enfants, en charge, de développer le continent éperdument riche de ses ressources».
 
Evoquant la mesure des 20%, appliquée à l’Union économique monétaire ouest africaine (Uemoa), l’expert déclare: «C’est parce que c’est l’Union européenne qui a financé l’étude sur le tarif extérieur commun de l’Uemoa et celle-ci n’entend pas faire appliquer des tarifs élevés pour elle puisqu’ils militeront en leur défaveur. Dès lors, il s’impose à l’Ue de fixer des tarifs non concurrentiels. Sachant que nos Etats n’ont pas une réelle politique d’industrialisation à même de concurrencer les produits européens subventionnés. Cette stratégie qualifiée par d’aucuns de purement mercantiliste n’a qu’un seul souci, avoir la mainmise sur le marché africain».   
 
Au chapitre des Accords de partenariat économique (Ape), auxquels les chefs d’Etat et de gouvernement, lors de la 45ème session de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) avaient demandé à ses négociateurs en chef de prendre toutes les dispositions nécessaires, pour engager rapidement le processus de signature, l’économiste préconise le recul pour mieux appréhender les clauses de ces accords.

http://www.sudonline.sn/biaisee-par-le-tarif-exterieur-commun_a_20446.html
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