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La Commission de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et le conglomérat chinois CGC Overseas Construction (CGCOC) ont signé, le 20 janvier 2016, cinq protocoles d’accords portant sur des projets de développement de grande envergure dans la région ouest-africaine. Selon les deux partenaires, la signature de ces protocoles d’accord représente « une étape importante » qui s’inscrit dans une tendance générale au renforcement des liens économiques entre la Chine et l’Afrique de l’Ouest.

Les projets en question porteront essentiellement sur le domaine des infrastructures, et du transport en particulier. « Les cinq protocoles d’accord couvrent notamment le chemin de fer trans-ouest africain et l’autoroute côtière trans-ouest africaine, les infrastructures de télécommunication d’Afrique de l’Ouest, l’aviation régionale ouest africaine, ainsi que la construction du nouveau siège de la CEDEAO et de ses annexes à Abuja, au Nigeria », peut-on lire dans le communiqué de la CEDEAO.

Toutefois, les détails des projets ne sont pas encore connus et devraient être développés ultérieurement. « On ne peut pas encore préciser la durée, le périmètre exact ou le budget des projets qui seront effectivement réalisés. L’accord signale les secteurs dans lesquels nous voulons voir intervenir le CGCOC Group », a indiqué un responsable de la CEDEAO au journal Jeune Afrique.

Certains observateurs soulignent les grands espoirs que suscitent ces projets, en particulier leurs deux premiers volets concernant le transport ferroviaire et le transport routier. Ces axes devraient permettre, à terme, de mieux connecter la région ouest-africaine et faciliter la circulation des personnes, des biens et des services au sein de l’espace CEDEAO. Ils devraient donc apporter une contribution importante à l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest.

Le groupe français Bolloré avait entamé, en 2014, les travaux d’un axe de chemin de fer devant relier 5 États de la région, à savoir la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Niger, le Bénin et le Togo. Cette boucle ferroviaire ouest-africaine doit notamment permettre le désenclavement de pays comme le Niger, le Burkina Faso ou le Mali. Les travaux relatifs à ce projet, qui comprennent la rénovation de lignes existantes et la construction de nouveaux tronçons, devait initialement durer 8 ans. Après la suspension des travaux au Bénin en raison de procédures judicaires – un arrêt confirmé par Vincent Bolloré au début du mois de janvier –, le projet pourrait toutefois être retardé.

Du côté de la CEDEAO, on indique que des financements en lien avec ce projet de chemin de fer sont encore recherchés. Ainsi, le volet ferroviaire des protocoles d’accords signé avec CGCOC pourrait, par exemple, amener au financement de certaines prolongations de la boucle ferroviaire ouest-africaine entamée par le groupe Bolloré.

Le protocole d’accord relatif au transport routier concerne quant à lui le financement et la construction par le géant chinois du BTP de l’autoroute devant relier Lagos à Dakar. Des ingénieurs chinois auraient d’ores et déjà fait le déplacement, en octobre, pour effectuer certaines études préparatoires.

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