ENDACACID

 


SÉMINAIRE PRÉPARATOIRE  

PROGRAMME D’ASSISTANCE TECHNIQUE  
« RENFORCEMENT DES RESSOURCES HUMAINES DES PAYS D’AFRIQUE
SUBSAHARIENNE EN MATIÈRE DE DÉVELOPPEMENT DU SECTEUR PRIVÉ »

DAKAR, SÉNÉGAL, 15 – 17 NOVEMBRE 2016


 


Développement du secteur prive en Afrique


Développement du secteur prive en Afrique:

Un continent en progrès:

  • La croissance des économies du continent est plus rapide que celle de bon nombre d’économies d’autres régions.

  • Le taux de croissance des économies africaines représente actuellement plus du double du taux des années 90.

  • Les exportations sont en plein essor et les marchés d’exportation sont devenus plus diversifiés.

  • L’Afrique fait preuve d’une résilience exceptionnelle depuis l’éclatement de la crise financière mondiale en 2008.

  • L’investissement direct étranger (IDE) a été multiplié par six au cours de la décennie écoulée et dépasse  l’APD.

  • Une classe moyenne émerge: exemple Lagos au Nigeria et Bombai en Inde.

  • La jeunesse; nombreuse est mieux formée et est attachée au nouvelles technologies

  • Dans ce contexte, la participation du secteur privé est déterminante pour la promotion de la transition vers une croissance verte.

Trois contraintes majeures du secteur privé en Afrique:

 

1. L'environnement des affaires:

Doing Business 2016:
Selon cette étude, les dix économies avec les environnements réglementaires les plus favorables aux entreprises sont Singapour, suivi de la Nouvelle-Zélande (2), le Danemark (3); la Corée du Sud (4); Hong Kong (5); le Royaume-Uni (6); les États-Unis (7); la Suède (8); la Norvège (9); et la Finlande (10).

Maurice reste au premier rang en Afrique (32e dans le monde) devant le Rwanda, qui retrouve sa deuxième place cédée l’an dernier à l’Afrique du Sud. La nation arc-en-ciel se range cette année au 4e rang africain derrière le Botswana. La Tunisie (74e) complète le quinté de tête et se range au premier rang parmi les pays d’Afrique du Nord, juste devant le Maroc (75e).

L’Afrique subsaharienne représente environ 30 % des améliorations en matière de réformes réglementaires. « La région peut également se targuer de compter la moitié des 10 économies ayant le plus amélioré le climat des affaires, soit des économies ayant mis en place au moins 3 réformes et par conséquence ayant augmenté leur classement mondial », écrit la Banque mondiale : l’Ouganda (122e), le Kenya (108e), la Mauritanie (168e), le Sénégal (153e) et le Bénin (158e).

Le rapport note que « de multiples réformes ont également été mises en œuvre en Côte d’Ivoire (142e), à Madagascar (164e), au Niger (160e), au Togo (150e) et au Rwanda (62e) ».

  • Améliorer le climat d’investissement et des affaires en Afrique, en fournissant un appui aux gouvernements dans leurs efforts pour renforcer les lois, les politiques, les systèmes fiscaux, les droits, les réglementations et les procédures régissant les entreprises, non seulement pour développer leurs secteurs privés nationaux, mais aussi ceux de leurs régions respectives.

  • Lutter contre la corruption, à promouvoir la transparence financière

  • Développer davantage le secteur formel.

  • Investissements dans les infrastructures

  • Approfondir et à étendre leurs marchés financiers et des capitaux

  • Renforcer leurs marchés du travail

  • Perfectionner les compétences de leurs jeunes et de leurs entrepreneurs dans le domaine des affaires

  

2. Les infrastructures sociales et économiques
L'accès des entreprises aux infrastructures sociales et économiques est un défi.  En Afrique, le déficit d’infrastructures demeure énorme, limitant considérablement le commerce aux niveaux national, régional, international et la compétitivité globale

Développement des infrastructures « matérielles »:

  • Systèmes de transport, de télécommunications, d’eau et d’électricité,

Technologies et innovations

  • actifs nécessaires pour garantir l’éducation, la santé et l’assainissement)

Développement d'infrastructures « immatérielles »

(cadres juridiques et réglementaires, des systèmes d’apurement et de règlement, intermédiaires financiers et des marchés des capitaux, des registres des garanties, des agences de notation du crédit et du perfectionnement des compétences).

 

3. L’accès aux financements

On estime que l’Afrique aurait pu afficher un PIB plus élevé de 13 pour cent si le taux de croissance du crédit au secteur privé y avait été aussi substantiel, en pourcentage du PIB, qu’en Asie de l’Est72

l'Accès au financement pose deux problèmes: disponibilité et accessibilité:

  • Disponibilité du financement
    L’accès au financement reste plus difficile en Afrique que dans les autres régions dont le niveau de développement économique est analogue (tableau 4.1). Ce problème d’accès affecte aussi un tiers des grandes entreprises d’Afrique, mais ce sont les petites entreprises qui en souffrent le plus : près de la moitié (soit une proportion trois fois plus élevée que dans les pays d’Europe en développement) estiment que le manque d’accès au financement constitue un obstacle majeur.

    l’accès au financement reste problématique en Afrique, en particulier pour les micro entreprises et les petites et moyennes entreprises (MPME), qui forment l’essentiel du secteur privé dans cette région du monde

    les grandes entreprises de cette région ont trois fois plus de chances que les petites entreprises d’obtenir un prêt ou une ligne de crédit. Dans les autres régions en développement, l’écart représente moins du double.
  • Accessibilité
    Au-delà de la disponibilité des financements, la problématique de l’accès au financement couvre également les questions de l’accessibilité et de la qualité des financements. Le coût de la finance reste élevé en Afrique. Le secteur privé semble se développer plus rapidement dans les pays où le niveau de crédit est plus élevé. On estime que l’Afrique aurait pu afficher un PIB plus élevé de 13 pour cent si le taux de croissance du crédit au secteur privé y avait été aussi substantiel, en pourcentage du PIB, qu’en Asie de l’Est.

    Le coût élevé de la finance, généralement attribué à la petite taille des secteurs financiers locaux ainsi qu’au risque élevé que portent les emprunteurs, représente une barrière qui ne permet pas au secteur privé de recevoir des financements, même lorsque ceux-ci sont disponibles. Les demandes de garanties excessives auxquelles sont confrontées les compagnies privées en Afrique sont également liées au problème de l’accessibilité des financements


4. Voies d'Avenir: Au delà des modèles classiques bancaires:
Premièrement, en limitant l’investissement nécessaire dans des agences physiques, la technologie mobile peut permettre aux établissements financiers d’élargir leur champ d’action, surtout dans les zones rurales. Il pourrait en résulter des économies d’échelle, voire une baisse du coût du financement.

Deuxièmement, la technologie mobile offre aux petites entreprises davantage de flexibilité pour recevoir les paiements des clients et traiter leurs commandes, ce qui pourrait réduire les besoins en fonds de roulement

Troisièmement, le téléphone portable pourrait servir à recevoir des informations sur le marché ou à obtenir une aide managériale. Ce serait particulièrement utile pour les petits exploitants agricoles qui ont souvent du mal à trouver des informations sur les prix pour leurs récoltes.

 

Financement calibrés sur les tailles et les besoins des entreprises:

Micro-entreprises-PME- PMI

Secteur agricole

Approche chaines de valeur: régionales et globales

valorisation du potentiel de l'économie verte et économie bleue pour créer de la richesse.

 

Dr Cheikh Tidiane DIEYE
DIRECTEUR EXECUTIF ENDA CACID

 

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