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Lors d’une réunion régionale tenue du 6 au 10 avril 2013 à Banjul, en Gambie, les experts des Etats et des institutions régionales ouest africains en charge des APE ont révisé l’offre d’accès au marché que l’Afrique de l’Ouest avait mise sur la table depuis 2009. Celle-ci est passée de 70 pourcent à 74.8 pourcent, ce qui la rapproche de l’exigence de l’Union européenne de voir l’Afrique de l’Ouest ouvrir son marché à 80 pourcent sur 15 ans. Cette nouvelle offre est cependant le fruit d’un consensus mou, car de nombreux pays, ainsi que les acteurs de la société civile et du secteur privé, ne sont pas convaincus de sa pertinence.

Quelques mois plus tôt, pour donner des signes de flexibilités et montrer sa volonté de conclure l’APE régional, la Commission de la CEDEAO avait fait une simulation d’offre d’accès marché présentée en février à Accra. Celle-ci n’avait cependant pas été validée par les Etats Membres dont la plupart avaient estimé qu’ils avaient besoin de plus de temps pour évaluer l’impact de la nouvelle offre sur leurs économies nationales avant de donner un avis final. C’est ainsi qu’un délai d’un mois leur avait été accordé, à charge pour eux de terminer leurs travaux et de présenter leurs conclusions et positions lors du Comité ministériel de suivi tenu à Praia, au Cap Vert, en mars. Ce délai n’avait pas suffit à de nombreux pays pour achever les analyses. Les ministres ont alors demandé à la CEDEAO d’accompagner les Etats qui le souhaitent pour finaliser leurs travaux avant de présenter les résultats à Banjul.

Conformément à la décision des ministres à Praia, la nouvelle offre sera transmise au Conseil des Ministres de la CEDEAO qui devrait la valider avant qu’elle ne soit envoyée au prochain sommet des Chefs d’Etat.  C’est seulement après cette procédure qu’elle sera présentée formellement à la Commission européenne probablement lors de la prochaine session de négociation.

Parallèlement  aux travaux sur l’offre d’accès au marché, l’Afrique de l’Ouest a aussi fait d’importantes avancées sur deux sujets, notamment le tarif extérieur commun (TEC), dont la structure en cinq bandes adoptée en décembre 2012 à Abidjan par des experts, a formellement été validée par les Ministres des Finances à Praia en mars. Les mesures de  défense commerciale qui doivent accompagner la mise en œuvre du TEC ont aussi été adoptées par les experts à la suite d’une réunion tenue à Dakar du 3 au 6 avril, avant d’être validées par les ministres des finances.  Ces mesures concernent les mesures antidumping, les subventions et mesures compensatoires et les mesures de sauvegarde. Ces instruments constituent, avec TEC, les leviers nécessaires pour finaliser la politique commerciale régionale.

 

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