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Synthèse du Centre africain pour la transformation économique (ACET) – Juillet 2013

La définition de gouvernance utilisée dans cette synthèse est adaptée d'une définition proposée par l'Union africaine, la Banque africaine de développement et la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA) sur les ressources minérales. Toutefois, elle a été élargie afin d'inclure également le pétrole et le gaz. Ainsi, avec cette nouvelle définition, la gouvernance désigne l'environnement juridique et institutionnel dans lequel interagissent différents acteurs du secteur minier, pétrolier et gazier. Dans ce contexte, la bonne gouvernance est l'environnement juridique et institutionnel qui promeut la transparence et la responsabilisation de manière efficace. Les indicateurs mondiaux de la gouvernance de la Banque mondiale mesurent les six composantes suivantes de la bonne gouvernance :

Voix citoyenne et responsabilité. Il s'agit de la manière dont les citoyens d'un pays peuvent participer à la sélection de leur gouvernement, ainsi que la liberté d'expression, d'association et de presse. 

Efficacité du gouvernement. Il s'agit de la qualité des institutions et leur indépendance par rapport aux pressions politiques, la qualité de l'élaboration et de l'application des politiques et la crédibilité de l'engagement des pouvoirs publics à l'égard de ces politiques..

Qualité de la réglementation. Il s'agit de l'aptitude du gouvernement à formuler et à appliquer des politiques et des réglementations saines favorables au développement du secteur privé.

État de droit. Il s'agit du degré de confiance qu'ont les citoyens dans les règles de la société et la manière dont il s'y conforment, en particulier, le respect des
contrats, des droits de propriété, de la police et des
tribunaux.

Contrôle de la corruption. Il s'agit de l'utilisation des pouvoirs publics à des fins privées, y compris les petites et les grandes formes de corruption, et la « prise en otage » de l'état par une élite et des intérêts privés.

Stabilité politique et absence de violence. Il s'agit de l'éventualité selon laquelle le gouvernement pourrait être déstabilisé ou renversé par des moyens anticonstitutionnels .


Le développement durable se définit généralement comme le développement qui répond aux attentes du présent, sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à
3 leurs besoins .

1. L'influence du secteur minier, pétrolier et gazier dans l'Afrique de l'Ouest
Malgré le conflit au Mali, l'Afrique de l'Ouest a connu une croissance plus rapide que les autres sous-régions du continent. La croissance de son PIB, établie à 6,8 % en 2011, devait diminuer légèrement à 6,6 % en 2012 et remonter à 6,8 % et à 7,4 % en 2013 et 2014, respectivement. Les pays riches en ressources ont continué d'afficher une belle progression. Le Nigeria, par exemple, a enregistré une croissance de son PIB de 6,6 % en 2012, qui devrait s'accélérer pour atteindre 6,7 % en 2013 et 7,3 % en 2014. Plus remarquable encore, le PIB du Ghana a augmenté de 7,1 % en 2012 et devrait atteindre 8 % en 2013 et 8,7 % en 2014. Malgré les taux de croissance exceptionnellement élevés, les conditions sociales des millions de personnes vivant dans cette sous-région restent précaires. La pauvreté est largement répandue et les niveaux de chômage, notamment chez les jeunes, demeurent élevés et continuent d'augmenter. Les taux de pauvreté sont très élevés. Le pourcentage de chômeurs vivant en-dessous du seuil de pauvreté avec moins de 1,25 USD par jour a considérablement augmenté, passant de 60 % en 2009 à 66% en 2011. Cet aspect transparaît dans l'indice de
développement humain du PNUD. Aucun pays d'Afrique de l'Ouest n'a atteint les classements « élevé » ou « très élevé » du développement humain. Seuls le Ghana et le Cap-Vert ont obtenu un indice de développement humain moyen. Les treize autres pays de la CEDEAO étaient classés dans la catégorie inférieure du développement humain.

Cette situation déplorable est due en partie à l'incapacité des pays de l'Afrique de l'Ouest, notamment les pays riches en ressources, à tirer des bénéfices présents et futurs en termes de développement durable pour l'ensemble de la population grâce aux revenus de leurs ressources minérales, pétrolières et gazières. L'absence de bonne gouvernance dans la gestion des revenus provenant des mines, du pétrole et du gaz serait la principale raison de non-exploitation de ces revenus pour favoriser la transformation économique et le développement
durable.

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