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L’Afrique orientale est sur le point de conclure les négociations avec l’Union européenne concernant les Accords de partenariats économiques (APE) selon William Ruto, le vice-président du Kenya qui s’est toutefois inquiété de la situation de son pays  qui pourrait perdre l’accès au marché européen ainsi que ses avantages si un accord n’est trouvé à temps au regard de la date butoir du 1er octobre fixée par la commission de l’UE.

En effet, le Kenya en tant que pays non PMA, avait déjà fait part de sa déception de voir la séance de négociation d’APE entre la Communauté de l’Afrique de l’Est (CAE) et l’UE organisée à Bruxelles en janvier 2014 se solder par un échec, les parties n’ayant pas parvenus à un compromis sur les questions litigieuses des droits et taxes sur les exportations et sur les Nations les plus favorisées.

Le Kenya Flower Council (KFC) avec ses importante exportations florales vers l’UE avait à cette occasion affirmé dans une déclaration en février 2014 que la non-conclusion d’un accord mènerait à l’imposition de droits d’importation conséquents par l’UE sur les exportations floricoles du Kenya, tandis que des concurrents tels que la « Colombie, la Tanzanie, l’Ouganda, le Rwanda, le Burundi et l’Éthiopie continueront à profiter de leur statut en franchise de droits ». Le KFC note que cela serait susceptible de miner la compétitivité et la part de marché du Kenya. Le KFC estime qu’il est « nécessaire d’accélérer le processus de négociations », étant donné les « graves risques encourus par l’industrie floricole (…) si un accord n’est pas signé d’ici octobre 2014 ». Il fait observer que le commissaire européen au commerce a récemment réitéré qu’« il n’y aura pas de nouvelle mesure transitoire appliquée par l’UE » si le processus d’APE n’est pas conclu en octobre 2014.

Soutenues par le secteur du commerce du Kenya notamment floral qui fournit actuellement environ 38 % des importations de fleurs fraîches vers l’UE,  les négociations se sont toutefois heurtées à des contestations de la part de la société civile et des experts commerciaux des pays ACP en raison du risque que les accords représentent pour les entreprises locales.

Sous ce regard et compte tenu des intérêts très différents du Kenya et des autres États membres de la CAE certains analystes ont noté qu’il y « aura des tensions entre les partenaires » au sein de la CAE si aucun accord n’est conclu avant octobre 2014.  Le Kenya qui a plus intérêt à ce qu’il ait accord se retrouve ainsi face à un dilemme : soit passer un accord avec l’UE pour leur propre compte au cas où la région ne parviendrait pas un accord ou rester avec la région même si une grande partie de leur industrie floricole est en souffrance ? » 


 

Sources 
Les négociations entre le Kenya et l’UE en passe d’être conclues ; bruxelles.cta ; 09 avril 2014

Inquiétude grandissante au Kenya à mesure que les négociations d’APE CAE-UE se poursuivent agritrade  06 mars 2014

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