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Les négociations de l’Union européenne (UE) et de la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE) sur l’accord de partenariat économique (APE) déboucheront bientôt sur un consensus selon le chef de la délégation de l’UE en Tanzanie, l’ambassadeur Filberto Sebregondi. Dans un entretien exclusif avec The Citizen, il a déclaré que les négociations approchaient de leur terme et que l’accord serait bientôt signé. 


Une bonne nouvelle pour le  Kenya (pays non PMA) qui avait  fait part de sa déception après l'échec de la séance de négociation d'APE entre la Communauté de l'Afrique de l'Est (CAE) et l'UE organisée à Bruxelles en janvier 2014. Soutenu par le secteur du commerce notamment floral (Kenya Flower Council) qui fournit actuellement environ 38 pourcent des importations de fleurs fraîches vers l'UE, le Kenya avait à cette occasion affirmé dans une déclaration en février 2014 que la non-conclusion d'un accord mènerait à l'imposition de droits d'importation conséquents par l'UE sur ses exportations floricoles, tandis que des concurrents tels que la « Colombie, la Tanzanie, l'Ouganda, le Rwanda, le Burundi et l'Éthiopie continueront à profiter de leur statut en franchise de droits.

Ces progrès enregistrés ne doivent pas cependant cachés les divergences qui subsistent entre les parties sur certains sujets notamment les subventions à l'exportation sur les produits agricoles et  les taxes à l'exportation de matières premières.

En effet, la position de la CAE est que l'UE devrait éliminer ses subventions à l'exportation sur les produits agricoles.  "Si ces produits reçoivent un accès sans droit de douane à nos marchés, cela pourrait affecter négativement nos producteurs agricoles", a déclaré Karanja qui estime que si l'UE continue de soutenir son secteur agricole par des subventions, la CAE doit être autorisée à imposer des droits de douane à l'importation sur ces produits.

Concernant le recours de la CAE à des taxes à l'exportation de matières premières, Il s'agit pour la région d’encourager la création de valeur ajoutée sur ses matières premières avant de les exporter. Outre ces divergences la région pourrait à l’instar de la CEDEAO rencontrer quelques difficultés après le compromis compte tenu  des intérêts très différents des États des membres. En effet s’il ne fait aucun doute qu’un APE régional permettrait à la CAE de sauvegarder son intégration, il en est autrement des opportunités économiques offertes par cet accord. En effet, certains pays de la région qui demeurent sceptiques sur les avantages réels  de l’accord sur leur  développement économique pourraient retarder la signature de l’APE comme c’est le cas en Afrique de l’Ouest où l’approbation du compromis obtenu à Dakar tarde compte tenu des  préoccupations exprimées par le Nigeria. 


Face à une telle situation l’ambassadeur Filberto Sebregondi a tenu à rassurer en dénonçant certaines informations  erronées de certaines personnes  qui pensent que l’APE favorisera une forte concurrence  de produits européens bon marché. « Le processus sera protégé par des droits de douane afin de garantir une concurrence loyale entre les deux parties a-t-il  que l’APE stimulera leur commerce.


SourcesNégociations UE-CAE : un consensus se profile  Bulletin CTA 26 mai 2014; Agriculture : La dernière étape des négociations d’APE génère des tensions entre les membres de la CAE Newsafrique23 mars 2014; Les négociations CAE-UE pourraient se conclure d'ici au mois de mai, selon le Kenya french.china.org.cn 16 April 2014 

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