ENDACACID

 

 

 

Dialogue régional  entre les acteurs de la société civile, les gouvernements et les négociateurs de l'Afrique de l'Ouest :   

en partenariat avec Africa Trade Network et la Plate forme de la société civile ouest africaine sur l'accord de Cotonou,  


Après avoir, pendant longtemps bâti leurs relations commerciales sur l'asymétrie et les préférences non réciproques, la communauté européenne et les pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) ont décidé, à travers l'accord de Cotonou signé en juin 2000, de mettre fin aux régimes successifs de Lomé et de conclure, à l'échéance du 31 décembre 2007, un accord conforme aux règles[1] de l'OMC. C'est «l'Accord de Partenariat Economique » (APE).  

Les négociations en vue de la signature d'un APE ont démarré en 2002 et se sont déroulées en deux phases. Une première phase tout ACP et une seconde phase bilatérale/régionale entre la Commission européenne et diverses régions ACP. Etant essentiellement un accord de libre-échange, devant relier la puissance commerciale que représente l'Europe avec des regroupements régionaux économiquement faibles, vulnérables et en majorité dominés par des PMA, l'APE a soulevé dès son lancement une vive polémique aussi bien au Nord que dans les pays ACP. Ici et là, des acteurs se sont organisés pour dénoncer le bien fondé de cet accord, critiquer ses objectifs et sa démarche et remettre en cause le régime commercial que l'Europe tente d'imposer aux pays ACP. L'une des initiatives les plus connues est la campagne mondiale « Stop APE » lancée en 2004 durant le Forum social africain de Lusaka en Zambie et qui s'est, depuis, propagée en Europe, en Afrique et dans les autres régions ACP.   

L'examen de l'APE ainsi que du processus de négociation entrepris tant au niveau de certains pays qu'au niveau de la région a révélé que l'Afrique de l'ouest ne saurait être prête à l'échéance du 31 décembre 2007 pour signer un APE qui lui serait profitable à moyen et long terme. Les analyses effectuées dès 2006 par la Commission Economique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA) ont fait ressortir, de manière non équivoque, que les régions africaines ne sont pas prêtes et n'ont pas les capacités requises pour mener la négociation des APE aux mieux de leurs intérêts et que les aspects développement ne sont pas suffisamment pris en compte dans l'APE. De plus, ni cet examen ni les différentes études d'impact n'ont établi l'intérêt des pays et régions d'Afrique sub-saharienne à signer un APE avec son contenu et calendrier proposé par l'Union européenne. En revanche, les risques et les coûts de l'APE pour les économies de la région ont été, eux, clairement définis. 

Mais malgré les sérieuses réserves exprimées par les autorités des pays ACP[2], les institutions spécialisées[3], les parlementaires ACP-UE, ainsi que le rejet unanime des autres parties prenantes telles que les ONG, les producteurs agricoles, les syndicats etc., la Commission européenne avait persisté dans sa volonté de pousser les pays ACP à signer l'APE au plus tard le 31 décembre 2007. De surcroît un APE global qui inclus aussi bien les services que les thèmes de Singapour et la propriété intellectuelle. Ce dessein a été contrecarré par ces acteurs qui ont pour la plupart exprimé leurs refus de signer un APE à la hâte, aux fins de se conformer uniquement aux règles de l'OMC qui, elle-même, peine à faire respecter ses propres règles et à obtenir un accord dans la cadre du programme de Doha.   

Les raisons avancées par les Etats ainsi que les organisations d'intégration régionale pour fonder leur refus de signer en décembre recoupent, assez précisément, les arguments développés par la quasi-totalité des acteurs de la société civile (ONG, syndicats, mouvements de jeunes, de femmes, producteurs etc.) qui s'opposent aux APE dans la cadre de la campagne « stop APE » ou en dehors d'elle.  

En Afrique de l'ouest, cette prise de position s'est manifestée par la décision courageuse et éclairée prise par la CEDEAO et les négociateurs ouest africains le 5 octobre 2007 à Abidjan. Cette décision était apparue comme la manifestation du consensus obtenu dans la région par les acteurs impliqués dans ces négociations. Elle a été et est encore saluée à sa juste valeur par les organisations de la société civile.  

Elle soulève pourtant de nouveaux défis. Car, n'ayant pas réussi à pousser l'ensemble de la région vers un APE global conformément à ses objectifs et son calendrier initiaux, la partie européenne a changé de stratégie pour contourner la CEDEAO, en tant qu'institution régionale qui seule a le mandat de négocier un APE, pour mettre la pression sur les pays non-PMA de la région et les obliger à signer un APE intérimaire afin de préserver leur accès au marché européen.  Cette démarche européenne a eu comme première conséquence la signature par la Côte d'Ivoire et le Ghana d'un APE d'étape pourtant essentiellement sur les marchandises. Le Nigeria a pour sa part demandé le Système généralisé de préférences (SGP).  

L'analyse de ces deux accords intérimaires et celle d'autres accords signés en Afrique et dans les Caraïbes, révèle un niveau d'ambition de l'Europe en matière de libéralisation du commerce des produits agricoles et industriels qui grève dangereusement les marges et l'espaces nécessaires aux pays d'Afrique de l'ouest pour mettre en place leurs propres politiques de développement.   

De plus, en poussant la Côte d'Ivoire et le Ghana à s'engager dans une initiative qui, quoi que légitime et compréhensible, sort du cadre régional convenu, l'accord montre tout son caractère inopportun et dangereux en ce sens qu'il sape les fondements même du processus d'intégration en Afrique de l'ouest - un processus qu'il dit pourtant renforcer - et érode la confiance, la solidarité et la complémentarité entre les Etats de la région.   

C'est conscients des dangers de ces accords intérimaires que les organisations de la société civile et l'ensemble des acteurs de la région ont accueilli avec soulagement les résolutions prises par la Comité ministériel de suivi tenu le 17 décembre 2007 à Ouagadougou de poursuivre les négociations pour au moins dix huit mois encore et de travailler à renforcer l'unité et la cohésion de l'Afrique de l'ouest.  

Un tel contexte présente pour les organisations de la société civile de la région un nouveau défi et requiert la définition et la mise en ouvre d'une nouvelle stratégie pour appuyer les négociateurs et les décideurs politiques à faire face aux stratégies européennes.  

Pour les organisations de la société civile, l'enjeu essentiel que pose un tel contexte consiste donc, d'une part dans l'identification précise des intérêts des pays de la CEDEAO individuellement ou collectivement, et d'autre part dans l'analyse fine du contenu des accords intérimaires afin de déceler les nombreuses zones d'ombre et les pièges qu'ils comportent. Ce travail a pour objectif d'anticiper la réflexion pour mieux cerner les contours de l'APE voulu par l'Europe, pour lui opposer l'accord souhaité par la région. Ce dernier se doit d'être centré sur les objectifs d'intégration, de croissance, de renforcement du commerce intra-régional et de développement. Quelque que soit le schéma ou l'accord envisagé, il ne devrait être acceptable pour la région qu'à la condition que les politiques sectorielles communes, les réglementations régionales et les instruments et institutions régionales nécessaires à l'intégration soient effectivement mis en place et qu'ils deviennent fonctionnels. Cela devrait constituer la ligne rouge de ces négociations.    

Les perspectives qui se profilent à l'horizon justifient l'urgence et l'intérêt de reprendre le dialogue et la concertation entre les organisations de la société civile, représentants des Etats, les négociateurs régionaux et l'ensemble des acteurs impliqués dans les négociations afin de réfléchir sur les stratégies et les lignes d'actions aptes à permettre à la région de négocier au mieux de ses intérêts.    

Objectifs du dialogue 

  • Favoriser le dialogue entre les acteurs gouvernementaux (ministère du commerce, de l'agriculture etc., négociateurs), les institutions régionales (CEDEAO) et les acteurs non gouvernementaux (ONG syndicats, organisations patronales, organisations paysannes etc.) sur les questions techniques et politiques des négociations APE ; 
  • Permettre à ces acteurs : 
    • de partager leurs analyses de la situation dans laquelle se trouve actuellement les négociations avec l'Union européenne 
    • d'identifier en commun les objectifs, les priorités et les alternatives à mettre en avant dans la poursuite du  processus de dialogue et de négociation avec l'Union européenne 
    • de contribuer à définir les stratégies de dialogue et de négociation de la sous région 
  • Favoriser la recherche de cohérence entre positions de négociation, intégration sous régionale et développement  

Résultats attendus 

  • Les OSC et les représentants des gouvernements s'informent mutuellement sur les raisons et les conséquences du refus de la région de signer un APE au 31 décembre.
  • Les acteurs comprennent mieux la logique et le contenu des accords intérimaires signés par certains pays, évaluent leurs conséquences à court et moyen terme s'informent sur les stratégies mises en ouvre par les institutions sous régionales pour minimiser leur impact sur l'intégration régionale. 
  • Les priorités nouvelles, objectifs, stratégies et alternatives sont explicités et partagés par les acteurs concernés et par les opinions publiques 
  • Une meilleure communication est instaurée entre les acteurs impliqués, 
  • Les OSC s'impliquent davantage dans les négociations et renforce leur posture de veille et d'alerte.  

Méthodologie. 
Le dialogue proprement dit se tiendra sur deux jours consacrés à de brèves présentations suivies de débats sur les sujets les plus pertinents des négociations APE. Un « background paper » qui produit une analyse de l'Etat actuel des négociations, les enjeux d'un APE pour la région ainsi que les positions officielles de la région sera le fil conducteur du dialogue. Son objectif n'est pas d'orienter le dialogue dans un sens donné mais de présenter une vue d'ensemble des négociations afin de mettre tous les acteurs à niveau.

Le dialogue réunira entre 40 et 45 personnes environ de la sous région et au-delà choisies sur la base de leur compétence et de leur profil. Des représentants des organisations impliquées dans les négociations de tous les pays de la CEDEAO seront invités ainsi que des fonctionnaires des gouvernements de différents ministères et des institutions régionales.

Les thèmes majeurs abordés directement ou indirectement dans les négociations feront l'objet d'une présentation suivi de débat. Dans la mesure du possible les thèmes seront introduits par des personnes ressources qui ont une expérience pratique dans le domaine considéré.

Le dialogue politique avec les négociateurs sera précédé d'une journée de concertation des acteurs de la société pour discuter des actions et des stratégies à mettre en place en 2008 et au-delà. 

Participants 

  • Gouvernements (Ministères du commerce, de l'agriculture, de l'industrie ainsi que des parlementaires et des négociateurs) ;
  • Société civile (ONG, Organisations paysannes, universitaires, secteur privé, syndicats etc.) ;
  • Organisations régionales (UEMOA, CEDEAO, CEMAC, UA) et  internationales (CEA)

Partenaires
Le dialogue se fera à la fois sous l'égide de la plate forme de la société civile ouest africaine sur l'accord de Cotonou et du réseau Africa Trade Network qui a un groupe de travail continental sur l'APE. Les différents membres de ces groupes sont, au même titre qu'Enda, impliqués depuis le départ dans les initiatives, les campagnes et le plaidoyer contre les APE.   

Suivi et partage (stratégie media) 
En tant qu'activité régionale réunissant une large palette d'acteurs, le dialogue sera un moment fort dans la stratégie de relance des actions autour des APE en 2008. Dans un contexte où les négociations se poursuivront en 2008 pour les pays signataires d'un APE intérimaire comme pour les autres, tout un travail d'information, de mobilisation et de formation devra encore être fait dans la région en direction d'acteurs qu'ils soient officiels ou de la société civile.  

C'est pourquoi le dialogue fera l'objet d'une couverture médiatique complète qui débouchera sur une conférence de presse à la fin de celui-ci. En plus d'une conférence de presse, Enda et ses partenaires organiseront avec des radios et télévisions de la place des émissions et des débats sur les APE pour partager, avec un public plus large, les résultats de la rencontre. 

 


[1] Les préférences commerciales non réciproques qui étaient à la base des relations commerciales UE/ACP étaient contraires au principe NPF de l'OMC. En 2001 à Doha, l'UE et les pays ACP ont obtenu de justesse une dérogation pour le maintien des préférences jusqu'en 2007. L'APE a pour objectif d'adapter les relations commerciales UE/ACP aux exigences juridiques de l'OMC.  

[2] Voir la Déclaration du Sommet des Chefs d'Etats ACP de Khartoum, et les Déclarations de la Conférence des Ministre du Commerce de l'Union Africaine du Caire, Nairobi et Addis-Abeba,  

[3] Voir par exemple le rapport de la CEA sur l'examen des négociations de l'APE. Ce rapport  approuvé par la réunion des ministres du commerce de l'UA (Addis-Abeba février 2007) affirme qu'aucune région n'a les capacités et n'est prête pour mener la négociation APE de manière à en tirer des avantages pour son développement 


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L'aide pour le commerce peut-elle contribuer à la facilitation du commerce des pays africains ? Mamadou Sarr, Chef du Bureau économique de l’Ambassade du Sénégal à Beijing (Chine)

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FACILITATION DES ÉCHANGES Mamadou Sarr Quel rôle peut jouer l’aide pour le commerce dans la facilitation des échanges sur le continent africain ? L’initiative Aide pour le Commerce, lancée en 2005 à l’occasion de la sixième conférence ministérielle de l’OMC (Hong Kong), vise à mobiliser une aide internationale spécifique, destinée à soutenir l’intégration des pays en développement (PED..
La plus grande zone de libre-échange d’Afrique est née

La plus grande zone de libre-échange d’Afrique est née

ZONE DE LIBRE-ÉCHANGE TRIPARTITE                              Les dirigeants de vingt-six pays d'Afrique ont sifflé le coup d’envoi de la plus grande zone de libre-échange du continent : la zone de libre-échange tripartite (Tripartite Free Trade Area – TFTA). Le lancement a eu lieu à l’occasion du Troisième sommet tripartite, qui s’est tenu à Charm el..
The potentiel Gains of a continental free trade area for the economic and social conditions of EEcowas citizens

The potentiel Gains of a continental free trade area for the economic and social conditions of EEcowas citizens

BRIEFING PAPER      THE POTENTIAL GAINS OF A CONTINENTAL FREE TRADE AREA FOR THE ECONOMIC AND SOCIAL CONDITIONS OF ECOWAS CITIZENS     By:   Epiphane G. ADJOVI   Dr Alioune NIANG      INTRODUCTION Motivated to fast-trackthe establishment of a common African market, Heads of State and government of the continent have decided to establish a continental free trade area(CFTA) in Africa by 2017. The decision, complemented by a roadmap, is a stage in thecreation of a common African..
L'Afrique de l'Ouest démarre la mise en œuvre de son Tarif extérieur commun (TEC)

L'Afrique de l'Ouest démarre la mise en œuvre de son Tarif extérieur commun (TEC)

L'Intégration régionale a franchi un nouveau palier en Afrique de l'Ouest avec le début de la mise en œuvre du Tarif extérieur commun (TEC) par les Quinze Etats de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO). Entériné par la Conférence extraordinaire des Chefs d’Etat et de Gouvernement tenue à Dakar, le 25 octobre 2013 en même temps que tous les textes réglementaires qui l'accompagnent, le TEC de la CEDEAO est entré en vigueur le Jeudi 1er janvier 2015, do..
Lancement de la plus vaste zone de libre-échange d’Afrique fixé à décembre

Lancement de la plus vaste zone de libre-échange d’Afrique fixé à décembre

Le projet de Zone de libre-échange tripartite (ZLET) – une zone qui serait la plus vaste d’Afrique et qui s’étendrait sur les trois principales communautés économiques régionales (CER) du continent –sera lancée en décembre lors du Sommet tripartie des Chefs d’Etat et de gouvernements  prévu au Caire, en Égypte. L’annonce a été faite le 25 octobre à l’issue d’une réunion de deux jours du Comité sectoriel tripartite des Ministres à Bujumbura, au Burundi. Une fois ad..
Mobilisation des ressources domestiques et du capital d’investissement pour la transformation structurelle de l’Afrique

Mobilisation des ressources domestiques et du capital d’investissement pour la transformation structurelle de l’Afrique

L’Afrique mise sur les ressources domestiques pour financer son développement  Réunis à Marrakech au Maroc, du 12 au 16 octobre 2014 pour la 9eme  édition du Forum sur le  développement de l’Afrique,  les leaders africains ont appelé à la mobilisation de nouveaux mécanismes de financement novateurs comme une alternative réelle pour financer le développement qui transformera l’Afrique. Ce forum qui intervient dans le contexte marqué par les débats en cours sur la transformat..
Vers une union douanière Ouest africaine

Vers une union douanière Ouest africaine

L'Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) a adopté deux projets de textes qui devraient conduire à l'application d'un seul Tarif extérieur commun (TEC) en Afrique de l'Ouest pour induire à terme une union douanière. C’était à l’occasion du Conseil des Ministres de l’UEMOA qui s’est réuni en session ordinaire, les 24 et 25 septembre 2014 à Lomé, en République Togolaise Selon le communiqué final de la réunion  ces deux "projets de textes portant respectivement..
L’Afrique doit prioriser le commerce intra-africain

L’Afrique doit prioriser le commerce intra-africain

L’Afrique est le continent le moins connecté en termes de facilité de déplacement des personnes, de commerce, d’information et de finance, ce qui constitue un facteur défavorable aux échanges commerciaux intra-africains pourtant essentiels pour stimuler les économies du continent. Bien que les accords commerciaux internationaux, tels que l’AGOA (loi américaine sur la croissance et les potentialités de l’Afrique – African Growth and Opportunity Act) et l’Accord de partenariat ..
Les échanges commerciaux intra-africains sont essentiels pour stimuler les économies du continent

Les échanges commerciaux intra-africains sont essentiels pour stimuler les économies du continent

LE CAP, Afrique du Sud, 30 septembre 2014/African Press Organization (APO)/ -- Bien que les accords commerciaux internationaux, tels que l'AGOA (loi américaine sur la croissance et les potentialités de l'Afrique ? African Growth and Opportunity Act) et l'Accord de partenariat économique récemment annoncé entre l'Union européenne et l'Afrique du Sud, soient positifs pour le continent et méritent d'être encouragés, l'accent doit néanmoins être mis sur la conclusion de partenariats comme..
Quel avenir pour l’intégration régionale économique en Afrique?

Quel avenir pour l’intégration régionale économique en Afrique?

Une analyse des limitations du potentiel dedéveloppement régional montre que toute une série de facteurs sociaux, religieux, économiques, culturels et institutionnels ont entravé l’évolution de l’intégration régionale en Afrique. Il faut encore élaborer une approche plus pragmatique de l’intégration  régionale. Le soutienaccordé à l’ajustement structurel a été développé selon une logique nationale et n’a pas favorisé cette intégration. Une première conclusion es..
Instauration d’une monnaie unique dans l’espace CEDEAO et développement d’un marché régional intégré en Afrique de l’Ouest : quelles liaisons ?

Instauration d’une monnaie unique dans l’espace CEDEAO et développement d’un marché régional intégré en Afrique de l’Ouest : quelles liaisons ?

Depuis 1960 qui a vu l'indépendance de la plupart des pays d'Afrique subsaharienne, l'intégration monétaire revient dans les débats comme une arlésienne. En Afrique de l'Ouest, une coopération active a débuté en 1975 avec la création de la Chambre de Compensation de l'Afrique de l'Ouest, dont les résultats encourageants ont fait germer en mai 1983, l'idée d'une monnaie commune pour la région. Le 20 avril 2000 à Accra (Ghana), six pays ouest-africains (Gambie, Ghana, Guinée, Liberia..
La libre circulation des marchandises et des personnes dans l'espace CEDEAO à l’épreuve  de la fièvre hémorragique à Virus EBOLA  La réponse du droit communautaire de la CEDEAO

La libre circulation des marchandises et des personnes dans l'espace CEDEAO à l’épreuve de la fièvre hémorragique à Virus EBOLA La réponse du droit communautaire de la CEDEAO

La fermeture des frontières et les restrictions à la libre circulation des marchandises et des personnes consécutives à l'apparition de la maladie EBOLA en Afrique de l'Ouest ont suscité un intense débat. Pour une région aussi vulnérable que l'Afrique de l'Ouest, les restrictions sur la libre circulation des marchandises et des personnes engendrent des conséquences relativement graves sur les revenus des populations et la sécurité alimentaire dans les zones frontalières. C'est pourqu..
Progrès sur la Zone de libre-échange  Tripartite mais les Règles d’origine restent un point litigieux

Progrès sur la Zone de libre-échange Tripartite mais les Règles d’origine restent un point litigieux

Les responsables de haut niveau de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) ont indiqué, lors du récent sommet de la SADC, que les négociations en vue de l’établissement d’une zone de libre-échange couvrant les trois communautés économiques régionales majeures en Afrique ont bien progressé et pourraient se conclure d’ici la fin de cette année. « En plus d’offrir un marché plus vaste, l’arrangement commercial tripartite est très important car il perm..
Task Force sur le Schéma de Libéralisation des Echanges de la CEDEAO et pour les préparatifs du Forum Régional Citoyen / Abuja, juin 2014

Task Force sur le Schéma de Libéralisation des Echanges de la CEDEAO et pour les préparatifs du Forum Régional Citoyen / Abuja, juin 2014

Rapport de la réunion pour la mise en place de la Task Force sur le Schéma de Libéralisation des Echanges de la CEDEAO et pour les préparatifs du Forum Régional Citoyen   Abuja, 9 – 10 juin 2014   I. CONTEXTE Lors de la 43ème session ordinaire de leur Conférence tenue les 17 et 18 juillet 2013 à Abuja au Nigeria, les Chefs d'Etat et de Gouvernement de la CEDEAO ont fait le constat des résultats très modestes enregistrés au plan de l’intégration des marchés et des personn..
CEDEAO : L’initiative 'Faim Zéro' prend corps en Afrique de l’Ouest ....

CEDEAO : L’initiative 'Faim Zéro' prend corps en Afrique de l’Ouest ....

CEDEAO : L’initiative 'Faim Zéro' prend corps en Afrique de l’Ouest avec une approche fondée sur le droit à l’alimentation   Accra (25 février 2014) - La Capitale ghanéenne (Accra) abrite depuis lundi 24 février 2014 l’atelier de lancement officiel du projet "Faim Zéro" de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).    Conçu par la CEDEAO en collaboration avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), avec u..
Synthesis paper on Boosting Intra-African Trade and Fast Tracking the Continental Free Trade Area

Synthesis paper on Boosting Intra-African Trade and Fast Tracking the Continental Free Trade Area

SYNTHESIS PAPER ON BOOSTING INTRA-AFRICAN TRADE AND FAST TRACKING THE CONTINENTAL FREE TRADE AREA Introduction1. The main objective of this Synthesis Paper is to provide a synopsis of the contents of three related papers, namely: the Issues Paper, the Action Plan and the Framework Document, Road Map, Architecture for fast tracking the Continental Free Trade Area (CFTA), simultaneously developed to respond to the tasks of boosting intra-African trade and elaborating modalities for fast trac..
Declaration on boosting intra-african trade and the establishment of a continental free trade area (CFTA)

Declaration on boosting intra-african trade and the establishment of a continental free trade area (CFTA)

Assembly/AU/Decl.1(XVIII)   We, the Heads of State and Government of the African Union, meeting at the 18th Ordinary Session of our Assembly in Addis Ababa, Ethiopia, from 29 to 30 January 2012, on the theme Boosting Intra-African Trade: Recalling the recommendation of the Sixth Ordinary Session of the Conference of African Union (AU) Ministers of Trade on the need to fast track the establishment of a Continental Free Trade Area; Taking Note of recent developments in the global economic, t..
Déclaration sur l’intensification du commerce intra-africain et la création d’un zone continentale de libre-échange

Déclaration sur l’intensification du commerce intra-africain et la création d’un zone continentale de libre-échange

DÉCLARATION SUR L’INTENSIFICATION DU COMMERCE INTRA-AFRICAIN ET LA CRÉATION D’UNE ZONE CONTINENTALE DE LIBRE-ÉCHANGE (ZCLE) Nous, Chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, réunis en notre dixhuitième session ordinaire de notre Conférence à Addis-Abeba (Éthiopie), du 23 au 30 janvier 2012, portant sur le Thème « Intensification du commerce intra-africain » : Rappelant la recommandation de la sixième session ordinaire de la Conférence des Ministres du Commerc..
Boosting Intra-African Trade

Boosting Intra-African Trade

Issues Affecting Intra-African Trade, Proposed Action Plan for boosting Intra-African Trade and Framework for the fast tracking of a Continental Free Trade Area   PART ONE: ISSUES AFFECTING INTRA-AFRICAN TRADE   I. Background and Context  The January 2012 African Union Summit of Heads of State and Government focuses on the theme of “Boosting Intra-Africa Trade”.   The choice of the theme is both appropriate and timely, given the challenges facing this trade, and the need to come up..
“Intensification du commerce intra africaine”

“Intensification du commerce intra africaine”

Questions liées au commerce intra-africain, Plan d’action proposé pour l’intensification du commerce intra-africain, cadre pour l’accélération de la mise en place d’une Zone de libre-échange continentale   CONFERENCE DE L'UNION AFRICAINEDix-huitième session ordinaire29 - 30 janvier 2012Addis-Abeba (Ethiopie)Assembly/AU/2(XVIII)Original : Anglais PARTIE I : QUESTIONS LIEES AU COMMERCE INTRA-AFRICAIN  I.  Historique et contexte  Le Sommet des Chefs d’Etat et de gouverneme..
Garantir la sécurité alimentaire en Afrique : Et si on passait enfin aux actes?

Garantir la sécurité alimentaire en Afrique : Et si on passait enfin aux actes?

De la rhétorique à l'action: retour sur le Sommet de l'Union Africaine sur la sécurité alimentaire à Malabo, Guinée Equatoriale.    Garantir la sécurité alimentaire en Afrique : Et si on passait enfin aux actes?  Le paradoxe africain est saisissant. Quinze des vingt deux économies qui ont connu la croissance la plus rapide dans le monde sont en Afrique. Et le continent lui-même affiche une croissance dépassant 5 pourcent en moyenne. Mais l’Afrique reste la région la plus v..