A l’initiative de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), la ville de Kinshasa, avec l’appui de l’Union européenne (UE), abritera du lundi 27 octobre au jeudi 30 octobre 2014,  la Conférence des ministres sur le Fonds fiduciaire pour l’économie verte en Afrique centrale et la transformation structurelle de l’économie des ressources naturelles. Plusieurs personnalités du monde politique, diplomatique, des agences des Nations unies spécialisées sur des questions environnementales, des membres des ONG spécialisées sur l’environnement participeront à ces assises de Kinshasa.


Dans un communiqué publié par le secrétariat général de la Communauté économique de la CEEAC, le comité d’organisation indique que des sujets importants y seront abordés.
Placée sous le thème « Diplomatie-Intégration-Gouvernance et Nouvelle économie du bois », financée par l’Union Européenne (UE) avec l’appui technique de l’Institut européen des forêts (EFI), cette conférence s’inscrit aussi bien dans le cadre des activités du programme Ecosystèmes fragilisés d’Afrique centrale (Ecofac) que dans celui de la Cellule FLEGT (Forest Law Enforcement Governance and Trade – Application des Réglementations pour la gouvernance et le commerce) régionale ou du Système de l’économie verte en Afrique centrale (Sevac), initiée depuis 2010 par le secrétariat général de la CEEAC.

L’objectif principal est de discuter de la transformation structurelle du système de l’économie des ressources naturelles en général et du système de l’économie du bois, en particulier. A cette occasion, le texte final du Fonds pour l’économie verte en Afrique Centrale (Fevac) sera adopté.

En raison du thème retenu, l’attention sera portée sur les questions liées au développement de l’économie du bois et le Fonds pour l’économie verte en Afrique centrale, un outil indispensable pour assurer le financement durable des activités de protection et valorisation des écosystèmes.

Concernant l’économie du bois, véritable identité de l’Afrique centrale, les discussions porteront sur les nouvelles exigences du marché, les opportunités offertes par des initiatives telles que le FLEGT ou le RBUE (Réglementation du bois dans l’Union européenne), l’intégration et la diplomatie dans la transformation structurelle du secteur.

Selon les experts, l’importance de cette conférence est justifiée par le fait que l’économie verte, à travers ses différents secteurs, constitue une voie de diversification de l’économie, hors pétrole et minerais, une voie de création de nouveaux emplois et d’amélioration des conditions de vie des populations.

Située au Centre du continent africain, la RDC comprend les 3/4 de la forêt du Bassin du Congo. Deuxième poumon de la planète après l’Amazonie en Amérique Latine. A ce titre, le pays regorge d’une plus riche et complexe biodiversité grâce, notamment, à sa faune et sa flore qui, malheureusement ne sont pas à l’abri de convoitises et de pillages. Les forêts  primaires de la RDC sont également menacées par la déforestation, le braconnage des animaux ainsi que l’exploitation illégale des minerais et de bois.

Au cours des assises de Kinshasa, les participants chercheront à trouver des voies et moyens pouvant permettre une meilleure protection de la biodiversité de cet espace vert et de faire bénéficier aux  populations riveraines et à ceux vivant dans la région des Forêts du Bassin du Congo, les bienfaits de la protection de ces écosystèmes avec, notamment, le tourisme vert, un tourisme basé sur le fleuve et ses affluents, le paysage, l’histoire, la découverte, la culture et l’exploitation rationnelle des ressources naturelles. Une façon de s’engager dans le processus de développement communautaire.

Les délégués à la conférence de Kinshasa vont certainement exprimer le désir de faire bénéficier aux pays et aux populations vivant dans les forêts les dividendes provenant de la protection des forêts primaires. A cet effet, les délégués ont demandé que des actions de lobbying soient menées auprès des pays industrialisés et des pays émergeants, premiers pollueurs de la planète pour qu’ils débloquent le Fonds de partenariat pour le carbone forestier. Ce fonds est destiné à encourager financièrement ceux des pays qui fournissent des efforts en matière de protection de l’écosystème forestier qui n’existe que dans le texte. 



 

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Le Potentiel