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Sous l’impulsion du Chef de l’Etat Rwandais, l’Union Africaine adopte des réformes depuis juillet 2016 pour gagner en autonomie et en efficacité

 

C’est la première fois qu’un sommet extraordinaire des chefs d’Etat se réunit pour parler de la réforme. En effet, c’est chez lui à Kigali que le nouveau mode de nomination et de gouvernance devrait coïncider avec la nouvelle équipe qui sera élue en janvier-février 2021.

 

A cette date l’organigramme se présenterait comme suit:

Huit (8) commissaires au lieu de dix (10): Un Président, un vice-président et 6 commissaires.

 

La Parité devra être respectée: Si une femme est présidente, un homme sera vice-président, vice-versa et le même schéma sera respecté au niveau des postes de commissaire.

 

L’équilibre entre les cinq (5) régions (nord, ouest, centre, australe, est) sera pris également  en compte. Toutefois le mode de nomination devra se soumettre aux exigences du recrutement dans le privé. En effet, chaque région proposera un candidat et l’assemblée des 55 Etats-membres décidera du vainqueur. Pour ce qui est des postes de Président et de vice-président, le chemin leur menant à la présidence de la commission sera jalonné de CV en ligne, profession de foi, débat télévisé et un grand oral final face aux dirigeants. L’objectif de ce management est de réinstaurer la hiérarchie et de faire des économies. Les président et vice-président  sont ordonnateurs du budget et peuvent mettre fin au mandat des commissaires, comme eux également peuvent perdre leur mandat des Etats. Il faut également rappeler qu’en marge du sommet des chefs d’Etat de juillet 2018 à Nouakchott, il a été convenu de passer de deux (2) à un (1) sommet par an. Donc il y aura un conseil exécutif entre ministres, suivi  d’une réunion de coordination entre l’UA et les CERs à l’été 2019 à Niamey.

 

Mais le cœur des réformes reste le financement de l’UA. Jusque-là, plus de 80% du budget de cette institution dépendait de partenaires étrangers, comme l’Union Européenne. D’où l’idée d’instaurer une taxe de 0,2 % sur les produits importés. A ce jour, 24 pays ont accepté de l’adopter.

Ce mode de financement est appliqué progressivement. Le tout avec un système de sanction plus lourd contre les Etats qui ne parviennent pas à s’acquitter de leurs cotisations.

Pour rappel, c’est en marge du 11éme Sommet extraordinaire de l’Union Africaine que ces réformes ont été actées. Maintenant charge au nouveau Président en exercice de l’UA, l’Egyptien Abdel Fattah al-Sissi de poursuivre la dynamique ou de changer de cap.

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